Pour ma mère, Alyne Brunet

Écrit par Nancy Vachon

 

 

 

 

 

 

 

A ma mère devenue ALZHEIMER

Tu ne me liras pas chère maman, tu t’intéresses plus à rien

Je sais ce n’est pas de ta faute !

Même si tu pouvais le faire, tu n'en retiendrais rien. Ton cerveau, autrefois si vaillant, a sombré dans la maladie d’ALZHEIMER.

 

 

Cette lettre est le linceul d'amour que je veux  t’offrir maintenant que ton cœur cessé  de battre.

J’aurai dû te l'écrire bien plus tôt, pour rendre hommage à ton grand courage, à la mère que tu as été, celle qui m’a donné la vie et qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui

J'ai du mal à croire que tu nous as quittés. 

Pourtant, il faudra bien l'accepter ce sera dur pour moi, même si je m’y suis préparé.

 

 

Mais je sais que je peux te voir libérer enfin, de l’horreur dans laquelle la maladie te tenait captive,

Tu as quitté la prison d’un corps qui vieillissait, qui souffrait et qui pâlissait.

Te voilà libéré. Libéré du temps, Ton corps a accompli son chemin sur la terre,

C’est  un soulagement pour toi d'abord qui n'avait plus de vie que les mouvements incontrôlés de tes membres, de tes gestes et de tes paroles.

 

 

Et pour moi aussi, qui ne supportais plus ou presque...de contempler, impuissante, de voir la maladie t’emporter peu à peu, ton intelligence si vive, aujourd’hui anéantie.

Que dire de ta dignité bafouée par une incontinence dégradante qui te ramenait à la petite enfance.

Et ton cœur si généreux à s'émouvoir devenu indifférent à tout, même à moi !

Tes yeux  ne me reconnaissaient plus, c’était la pire des douleurs qu'ils pouvaient m’infliger.

Ta vieillesse tu ne la vivais pas tu l’a subissais.

Au début de ta maladie, tu voulais déjà mourir,  tu étais terrifiée de constater, jour après jour, la trahison de ta mémoire et de prendre conscience que bientôt, elle effacerait tout tes souvenirs, te condamnant l'esprit.

 

 

J'espère que tu n'éprouves plus rien.

Mais qui peut dire les émotions d'une mère qui ne les exprime plus....

Je veux me souvenir de toi telle que tu étais avant la destruction de ton esprit.

Amour, douceur, générosité, respect...tu m'as comblée de toutes ces qualités qui étaient naturelles.

Aujourd'hui, ma mémoire gardera avec émotion les souvenirs d'une vie choyée et protégée, par une maman aimante, toute dévouée à notre bonheur à mes frères, ma sœur  et à moi même si ça n’a pas toujours était facile.

Mes souvenirs seuls te rendront la vie.

 

 

Je voudrais te dire merci une dernière fois .Tu ma quitter en me laissant un splendide héritage. Celui de la présence de mon père a mes coté.

C’est une des rares choses que ta maudite maladie a fait de bien, le bonheur de nous être tant rapproché  l'emporte sur la douleur de te perdre.

Aujourd’hui,  je sais  que les mamans ne meurent jamais, leurs cœurs continuent de battre éternellement dans celui de leurs enfants,  de leurs petits-enfants et de leurs arrière petits-enfants,  avant que tu partes il y a une chose très importante 

que je t’ai dite et que j’aimerai te redire....

MAMAN JE TAIME!!! 

 

Ta grande fille Nancy

Que tous ceux et celles qui l’ont connu et aimé aient une pensée spéciale pour elle 

15 novembre 1939 - 17 mars 2014

 

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